Intention cinématographique

L’idée étant de donner le goût de l’aventure humaine, de l’ouverture et de la découverte progressive, mais surtout la notion du temps qui passe et de la transformation mentale qui opère. De séquence en séquence et d’épisode en épisode, nous apprendrons à connaître nos voyageurs et les rencontrerons dans différents moments, émotions et dynamique.

C’est 12 histoires de voyageurs, qui pour la plupart ne se connaissent pas, qui seront racontées. Les mots « histoire » et « raconter » ont toute leur importance, car il y aura un narrateur, une voix off qui nous guidera sur le chemin de ces grandes et petits moments pour éviter de nous y perdre. Son rôle : faire les liaisons, introduire et conclure chaque film.

La réalisation de la série repose sur un dispositif simple et multiple. Chaque « nouveau voyageur » est suivi par un réalisateur-caméraman et un preneur de son. Mais le « nouveau voyageur » dispose lui aussi d’une caméra qui lui permet de se filmer lui-même, de raconter son histoire, ses sensations.

Il est prévu 1 à 2 semaines de tournage pour chacun, distribuées à des moments clefs de leur itinéraire. C’est ces moments clefs qui seront mis en exergue dans les différents épisodes. Certains seront filmés le jour de leur retour, d’autres se filmeront eux-mêmes. Certains « vivront » pendant quelques épisodes, d’autres voyages seront suffisamment riches que pour vivre plus longtemps. C’est cette réalité qui rythmera nos épisodes.

Deux sources d’images

Le montage combinera différentes sources d’images et de contenu : d’abord les images du « nouveau voyageur » filmé sur le vif, en situation, par l’équipe de réalisation ; ensuite, les images filmées par le « nouveau voyageur » lui-même selon sa propre logique et son désir personnel : photos, journal intime, interviews de ceux qu’il rencontre ou avec qui il travaille.

Voyager de nos jours n’est plus réellement être isolé de son monde « d’avant ». Les tweets, posts, SMS, skype, photos et clips sont transmis instantanément à leur réseau par les nouveaux voyageurs. C’est cette matière qui fera le « petit terreau » dynamique de nos films : les interséquences. Entre une séquence filmée et construite, s’insérera par exemple un SMS d’un autre voyageur nous informant de son changement de programme, une photo d’un autre qui nous présente de nouveaux amis. Aussi, pendant une séquence, il ne sera pas rare de voir apparaître à l’écran SMS, tweet et autre photo légendée électronique d’un autre voyageur comme pour insister sur les voyages parallèles et teaser sur les aventures qui se préparent.

À chacun son récit

Cet objectif général ne signifie pas qu’on cherche à obtenir douze récits parallèles, mais au contraire à extraire de cette riche matière un maximum de contrastes : les oppositions, les actions ou les sentiments qui divergent. Chacun des douze « nouveaux voyageurs » a son profil et son caractère bien à lui. Ils ont été choisis très différents ; leurs lieux de séjours sont contrastés ; les projets de développement ont chacun leur problématique spécifique. La prise de vue mettra l’accent sur ces différences, mais surtout il s’agira pour chacun de trouver la bonne distance et un style de récit déterminé : douze « nouveaux voyageurs », douze recherches de soi, douze histoires, douze parcours, douze ressentis. Les images et le montage doivent refléter et mettre en valeur ces contrastes et ces nuances.

Des acteurs-auteurs

Ces douze « nouveaux voyageurs » sont bien sûr l’objet de la série documentaire, et apparaissent comme les acteurs de leur propre vie, mais ils sont aussi partis prenantes du récit en prenant eux-mêmes des images lors de leurs séjours.

Assemblage, série chorale

La dernière étape, prise en charge par le réalisateur final, consistera à choisir et à assembler ces séquences en une série de 12 épisodes de 26’ selon un procédé narratif choral utilisant toutes les techniques porteuses d’un récit : situations sur le vif, flash-back, ellipse, récit intérieur, journal en images.

La série passe, à chaque séquence, d’un « nouveau voyageur » à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une situation à l’autre, en jouant des contrastes et des oppositions, mais aussi des similitudes et des comparaisons, en évitant toute répétition et double-emploi, et en gardant à tout moment le fil rouge du récit global : les aventures humaines de douze « nouveaux voyageurs » à l’autre bout du monde.

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