Nina :

Je viens de finir mes études d’agronomie et je ne me voyais pas du tout chercher un travail « classique » et gagner ma vie pour acheter une voiture, une maison et continuer le modèle de consommation.

J’ai eu la chance de rencontrer au Canada mon copain Julien, qui lui aussi recherche un mode de vie alternatif. L’Asie du Sud-Est représente pour nous une destination où l’on pourra vraiment réfléchir sur ce qui est important pour nous, ce que l’on a envie de faire dans la vie, et pourquoi pas trouver un endroit où nous installer et monter une ferme avec un gîte.

En effet, grâce à mes études j’ai beaucoup appris sur l’agroécologie et l’agriculture biologique. j’ai eu la chance de travailler dans des fermes, et pour moi faire quelque chose de ses mains est essentiel. J’aimerais être produtrice, et non consommatrice, en cultivant mes propres cultures. Nous aimerions découvrir d’autres régions du monde qui fonctionne autrement et apprendre leur mode de vie pour s’en inspirer.

Nous partons sans préparatifs particuliers, avec juste un itinéraire approximatif pour nous laisser de la marge de manoeuvre et suivre les occasions qui se présentent à nous.

Nous voulons aussi faire du volontariat pendant nos 4 mois en Asie, notamment via le site helpX qui propose des projets agricoles, mais également du soutien scolaire dans les écoles.

 

On s’intéresse beaucoup à la globalisation des marchés, à la participation des citoyens dans la société, à l’histoire des différents pays et comment on a instauré notre modèle d’aujourd’hui. On serait très heureux de partager nos idées avec vous.

 

Julien :

Agé de 25 ans, je me prépare à partir en Asie – Australie – Amérique du sud pendant 2 ans. Je m’y rends avec ma copine Nina, nous sommes ensemble depuis 1 an et demi. Je viens du Canada (Montréal) et nous nous sommes rencontrés à l’université là-bas. Avant d’entamer mes études, j’ai fait divers boulots pendant 5 ans en tant que commercial, technicien en dégivrage d’éaronef, superviseur à l’aéroport de Montréal. J’ai mis longtemps à entreprendre mes études car je ne savais pas dans quels domaines je voulais travailler. J’ai opté pour l’agriculture car c’est un secteur qui subit moins d’évolutions radicales que d’autres domaines (comme dans l’informatique) et qui sera toujours en demande.

J’aimerais vraiment lors de ce voyage découvrir un nouveau mode de pensée solidaire, qui n’ait pas qu’en son centre une logique économique. Trouver une façon d’être heureux et en harmonie avec le monde dans lequel je vis.